mardi 14 avril 2015

Pourquoi j'ai allaité mes enfants

logo site www.infor-allaitement.be

En tant que maman, et blogueuse, je lis beaucoup de blog de maman. Il est vrai qu'il y a un sujet qui revient souvent et qui déchaîne les passions : c'est les choix à faire pour nos enfants et notamment celui de l'allaitement.

Je voulais donc essayer de laisser ici ma petite contribution pour celles qui se pose la question. Loin de moi toutefois de vouloir influencer quelqu'un puisque je crois tout d'abord que cela doit rester un choix personnel et que le meilleur pour bébé c'est d'assumer nos envies et qu'un allaitement à contre-cœur n'aide surement pas plus de le bébé qu'un biberon donné avec plaisir.

Pour ma part, l'allaitement a été une évidence mais sans acharnement. Je pensais que la nature est faite de telle façon que nous sommes équipés pour nourrir nos petits et en plus il y avait un côté économique pas de biberons ni de lait à acheter. Mon mari n'avait pas d'avis et cela l'arrangeait bien de ne pas avoir à se poser la question.
Il faut avouer que les débuts n'ont pas été facile mais j'ai adoré cette relation fusionnelle qu'il y avait entre nous. En plus avec le reflux d’Anaïs, cela était plutôt pratique la nuit car je me calais avec des cousins et nous dormions assis dans le lit. Parfois je me réveillais à peine pour la mettre au sein et sinon le papa la prenais aussi après la tétée pour que je dorme plus tranquillement. Ce qui lui permettait de participer à ça façon. Nous avions donc trouver un rythme où chacun avait sa place.

Anaïs a été allaitée exclusivement jusqu'à ses 4 mois et son entrée à la crèche où à l'époque (il y a donc 9 ans, il n'acceptait pas que je fournisse mon lait). Malheureusement, elle a refusé le sein du jour au lendemain quand elle a testé le biberon. Je ne me suis donc pas battue et j'ai été obligée de prendre des médicaments pour stopper la lactation sous peine d'engorgement.

Pour Simon je me suis battue pour continuer à l'allaiter malgré son hospitalisation et son opération. Il a fallu que je tire mon lait et c'était très difficile surtout avec la fatigue et le stress. La remise au sein a été vraiment difficile vu qu'il avait perdu le reflex de succion et que je n'avais plus assez de lait et j'ai baissé totalement les bras quand il a montré des problèmes de reflux (qui était en fait une intolérance au lactose) car notre relation était vraiment devenue difficile après ce qu'on avait vécu.
J'avoue qu'à cause de ces problèmes de santé j'ai beaucoup de regret que la même relation fusionnelle qu'avec Anaïs ne se soit pas mise en place mais lorsqu'il es tombé malade l'allaiter me permettait de tenir le coup et d'avoir l'impression de faire le maximum pour lui.

Victor a été allaité exclusivement jusqu'à ce que réapparaisse le spectre de la sténose du pylore et de l'intolérance au lactose. Malgré l'éviction du lait et de nombreux aliments, les tétées étaient de plus en plus difficile et il ne prenait pas assez de poids. Nous avons commencé l'alimentation mixe car je voulais essayer de garder ce lien particulier avec mon bébé. J'ai vite compris que je passais d'autre bons moments avec ce petit bonhomme surtout en dehors des tétées, je n'ai pas insisté et nous sommes passés aux biberons. Ce qui a aussi permis de faire participer tout le monde et à moi de moins appréhender. Je pense que le spectre des problèmes de Simon ne m'ont pas permis d'appréhender cet allaitement en toute confiance et que c'est surement pour cela qu'il n'a pas duré très longtemps malgré mon envie initial d'un allaitement long comme je n'avais pas pu le faire avec Anaïs (les mentalités avaient bien évoluées en 6 ans).

Ce que je retiens de mes 3 allaitements c'est :

    • Notre lait est normalement le meilleur aliment pour notre bébé mais qu'il faut savoir faire des sacrifices (pas d'alcool ça pour moi ce n'était pas trop dur mais aussi adapter son alimentation si votre bébé a des intolérances comme mes 2 garçons)
    • Pour créer une relation fusionnel entre bébé et maman, l'allaitement est surement le meilleur moyen à condition d'être dans de bonnes conditions (physiques et morales) et qu'il faut être sur de soi. Cependant, ces moments particuliers peuvent aussi avec les mêmes bonnes conditions.
    • L'allaitement a des avantages pratiques et économiques :
      • Pas d'investissement ou peu : des soutien-gorges d'allaitement et des coussinets absorbants. 
      • Pas de problème d'intendance : le lait est prêt en permanence à bonne température, il faut juste trouver un coin tranquille mais comme pour donner un biberon je dirais.
    • La mise en place de l'allaitement n'est pas forcément facile et il faut de la persévérance et de l'envie pour vraiment y arriver. Rien ne sert de s'entêter si cela est au déficit de la relation mère-enfant ou plutôt parents-enfants (parce que ce soit au sein ou au biberon la place du père est importante)
    • Comme je le dit juste au dessus, il est important que le père trouve aussi sa place et soit partie prenante dans la décision. Pour notre part, nous avions mis en place une organisation alternée pour que chacun puisse se reposer ou participer. 

Si vous voulez plus d'information sur l'allaitement, il suffit de chercher sur internet et vous trouverez tout un tas de liens utiles.
Les sage-femmes sont aussi beaucoup mieux formées et informées maintenant. Et je crois que dans les maternités ils proposent maintenant la tétée de bienvenue uniquement pour que le bébé puisse profiter des bienfaits du colostrum sans mettre en place d'allaitement d'arrière.
Pour Anaïs, j'avais testé la Leche League mais j'avoue que leur côté un peu extrémiste de l'allaitement me mettais mal à l'aise et que du coup j'avais plus l'impression d'être jugée qu'aidée.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire