mardi 7 avril 2015

Quand le corps montrent ses limites

Depuis un mois, je suis à la maison au repos forcé.

Je me suis levée un matin avec une nouvelle migraine mais en plus ma vision S'est brouillée et j'ai vu tout noir pendant quelques secondes. Impossible de me lever sans que ma vision se brouille complètement. Mon lit m'a donc gardé en otage pour la matinée et j'ai pris RDV chez le médecin.

Elle m'a ausculté et nous avons discuté quelques minutes avant qu'elle me dise que j'avais besoin de repos et que j'étais épuisée. Ce n'était pas une surprise pour moi cela faisait plusieurs mois que je me sentais vraiment fatiguée, que mes nuits n'étaient pas assez reposantes et que je passais mes week-ends à dormir sans réussir à récupérer.
Elle m'a arrêtée 15 jours en me donnant RDV quelques jours avant ma reprise pour refaire le point.
J'ai passé littéralement la première semaine à dormir toute la journée. Je me levais le matin pour aider mon mari à préparer les enfants et je me recouchais jusqu'à 15 ou 16 h avant de ranger la maison et préparer le retour des enfants pour que la soirée se passe tranquillement (chose pas vraiment facile avec 3 enfants eux aussi fatigués de leur journée et un mari inquiet).
La semaine suivante, j'ai tenté de m'activer un peu en faisant quelques petites choses dans la maison mais dès que je faisais quelque chose j'étais épuisée. J'avoue que quand j'ai revu mon médecin, je n'en menais pas large et j'avais l'impression d'être une loque.
Elle m'a arrêtée encore un mois en me précisant qu'il fallait vraiment que j'arrive à comprendre pourquoi j'en étais arrivée à un tel état d'épuisement parce que sinon dans quelques mois je serais dans le même état.

J'avoue que si dans un premier temps je me sentais coupable et un peu honteuse, cette parenthèse m'oblige à prendre du recul.

Pour être franche tout à commencer il y a un peu plus d'un an avec une série de malaises (dont un au travail) et après une batterie d'examen assez stressants ma neurologue avait ajusté mon traitement pour limiter mes migraines. Avec la fatigue, mon corps ne pouvait pas plus supporter la douleur. Cela avait été suffisant jusqu'au mois de décembre où une migraine plus forte que les autres m'avait conduit aux urgences pour recevoir une dose de morphine pour calmer les douleurs.

J'apprendre à mes dépends que le corps a ses limites et que je ne suis pas wonder woman.
Il faut dire que depuis fin 2012 et le 1er Noël de Victor aux urgences, ses 17 otites en 6 mois et son opération en juin 2013 sans compter les difficultés d’Anaïs dans son ancienne école et celle de Simon pour s'intégrer dans la nouvelle tout ça avec un travail qui me prend de 50 et 60 h par semaine, je crois que je me suis un peu oublié et que je n'ai pas vu les signes.

A moi maintenant de trouver les solutions pour retrouver un équilibre . . .


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